syndrome de l'imposteur

D’après ce que j’ai pu comprendre, le syndrome de l’imposteur est assez commun chez les blogueuses. Mais je n’ai jamais été personnellement confrontée à sa réalité.

Jusqu’à récemment…

J’étais à l’un de mes endroits préférés pour écrire. Donc je suis là, avec mes petites affaires, tranquilou. Lorque, je sens une présence à côté de moi. Je lève les yeux de mon écran et qui je vois ? Un ami de longue date que je n’ai pas revu depuis une bonne dizaine d’années.

– Comment vas-tu ?

– Super et toi ?

– Alors, qu’est-ce que tu fais de beau ces temps-ci ?

Et là, le silence…

J’étais incapable de parler de mon blog, de mon aventure, celle qui me tient tellement à coeur. Donc, je lui parle de mes étudiants, de ma famille et de mes enfants.

Mais pendant tout le temps que je lui raconte mon train-train quotidien, je me demande pourquoi parler de ce blog semble si difficile, un peu comme si j’en avais honte.

Et pourtant crois-moi, ce n’est pas le cas.

Je l’adore cette aventure. J’y consacre plus de 60% de mon temps. Pourquoi je ne peux dire JE SUIS BLOGUEUSE.

Le syndrome de l’ imposteur, qu’est-ce qu’est ?

D’abord, je tiens à préciser que malgré son nom, le syndrome de l’imposteur n’est en aucun cas, une maladie. Il s’agit plutôt d’un phénomène psychologique découvert par deux psychologues américaines Pauline Rose Clance et Suzanne Imes.

Si tu ne l’as jamais expérimenté, laisse-moi te décrire ce charmant mécanisme de l’esprit humain :

  • Tu travailles dur sur un projet (ton blog par exemple), tu passes des heures à le peaufiner. Un jour, tu obtiens enfin la reconnaissance pour ton travail. Et là, au lieu d’apprécier ce moment, tu te sens gênée, comme si tu ne méritais pas cette reconnaissance.
  • Ou encore, un client te propose une mission super-intéressante, dans un domaine que tu maitrises parfaitement. Et pourtant, tu hésites, tu ne te sens pas à ta place, tu as peur de ne pas être à la hauteur,etc.

Si ça te semble familier, j’ai bien peur de devoir t’annoncer que tu vis probablement le complexe de l’imposteur, également appelé le syndrome de l’autodidacte. Comme moi.

Comprendre les racines de son syndrome de l’imposteur

Pour mieux comprendre ce qui suit, laisse-moi te parler un peu de moi.

Je suis enseignante. C’est la carrière pour laquelle j’ai travaillé dur pendant des années. Mais pour tout te dire, il arrive que je me sente étouffée et coupée du monde extérieur.

EN 2017, j’ai découvert Pinterest. Ca m’a tellement plu que j’ai réduit mes horaires d’enseignement au minimum. Maintenant, je suis Pinterest Manager à mi-temps.

En tant qu’enseignante, je me sens dans mon élément. Parce que j’ai un diplôme dans mon domaine. Ce diplôme qui m’a été remis crie haut et fort que JE SUIS QUALIFIÉE pour enseigner.

En tant que freelance, blogueuse ? Pas tellement. Il n’y a pas de diplome en blogging. Aucun diplôme qui m’a été remis disant que je suis maintenant qualifiée pour créer mon propre blog, ou un blog pour d’autres.

Et non seulement je n’ai pas de diplôme en blogging, mais je n’ai pas non plus de formation académique sur Pinterest. D’autant plus que le Français n’est pas ma langue natale.

Voilà pourquoi j’ai du mal à m’attacher le label « blogueuse ». Mon Aventure Blogging vit entièrement sur Internet et pratiquement aucune de mes connaissances (sauf mon mari) ne connaît ce MOI qui écrit pour le web.

Toi chère lectrice,

  • Peut-être vis-tu une situation similaire. Peut-être que comme moi, tu n’as pas confiance en ta plume ;
  • Ou peut-être que tu possèdes une expertise mais tu ignores comment faire le reste : le marketing, la gestion du trafic ou les parties techniques comme la création d’un blog avec WordPress…
  • Ou encore que tu as souffert de violences psychologiques comme des parents ou des partenaires qui te font croire que tu échoueras.

Quelle qu’en soit la source, ces doutes peuvent te paralyser et t’empêcher de vivre tes rêves. Alors comment vaincre le syndrôme de l’imposteur et se lancer ?

Comment se débarrase-t-on de ce fichu syndrome de l’imposteur ?

À l’instant même où j’écris ces lignes, je me demande si je suis assez qualifiée pour parler d’un phénomène psychologique. À chaque fois que je regarde mon taux de rebond ou le nombre de visiteurs sur le site, je remets en question tout ce que j’ai réalisé. À chaque fois que je fais un reporting mensuel à l’un de mes clients, j’ai la boule au ventre.

Alors oui. Le syndrome de l’imposteur est une réalité, mais ne le laisse pas te paralyser, t’empêcher de te lancer.

Pour être honnête, je n’ai pas de remède miracle. Mais les conseils qui suivent, je les ai appliqué à la lettre. Et j’espère qu’en lisant mon parcours et mon expérience, tu auras assez confiance en toi pour te lancer.

Ne te compare pas aux autres

En tant que blogueuse, tu as surement dû consulter d’autres blogs dans ton domaine.

Même si c’est génial pour trouver de l’inspiration, inconsciemment, ça te conduit à remettre en cause tes propres capacités avec des phrases de type « J’aimerais pouvoir faire ça » ou « Pourquoi je n’y ai pas pensé ? »

Au lieu de te laisser prendre par ce discours négatif , concentre-toi sur ton projet. Essaie de recadrer ces idées et de les transformer en inspiration.

Nous sommes toutes uniques. Juste parce qu’une autre blogueuse est incroyablement talentueuse ne diminue en rien ce que tu peux apporter.

Oublie la perfection

Done is better than perfect ( Lire : « Fait est mieux que parfait. »)

Se lancer dans un projet est une tâche herculienne. Si tu te freines et que tu refuses de te lancer avant que tout ne soit parfait, tu n’avanceras probablement jamais.

Oublie les photos parfaites, les design époustouflants. Fais le premier pas vers ton rêve car c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Je n’ai toujours pas atteint mes objectifs en termes de design de ce site, mais il est là et j’écris. C’est le plus important, pour moi en tout cas.

Écris, enregistre, Agis

D’après mon expérience, le syndrome de l’imposteur aime l’inertie. Il aime détruire tes rêves, tes projets.

Pour moi, le seul moyen de faire taire cette petite voix a été de planifier la concrétisation de mon projet. J’ai même souscrit à une offre d’hébergement de site avant que mes contenus ne soient prêts.

Pourquoi ? Parce que ça m’oblige à agir.

Si je n’écris pas, je perdrais mon investissement. J’ai donc créé mes premiers contenus. Rien de parfait, comme tu peux le voir. Mais avoir passé le cap me force à fixer des objectifs et travailler pour les atteindre.

Alors que je continue à travailler sur mes articles, je ne pense pas au nombre d’abonnés ou le trafic. Je fais simplement le travail. Écrire un blog et le promouvoir du mieux que je peux.

Je recherche chaque jour des techniques pour mieux promouvoir mon activité. Mais qu’ils fonctionnent ou non n’a pas d’importance à ce stade. Ceci est mon tout premier blog donc tout ce qui m’importe maintenant, c’est de le diffuser. Et quand je le ferai, j’aurai accompli quelque chose -je me suis prouvé que je peux le faire.

En résumé, vaincre le syndrome de l’imposteur est une bataille de tous les jours. Le meilleur moyen est de travailler (dur) tous les jours. Et si cette petite voix pointe le bout de son nez, fais une pause.

Fais une balade dans le parc, profite de la beauté des choses banales de tous les jours. Observe les gens, écoute la nature… peu importe, vraiment. Accorde-toi une pause.

Puis, reviens à ton rêve et rappelle-toi que tu as du talent, tu es unique et tout s’apprend.

Et toi, vis-tu le syndrôme de l’imposteur ? Laisse un commentaire et débarrassons-nous en ensemble !